COVID-19 et la résilience des populations autochtones de la RDC oubliés

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Bien que l’origine exacte de la COVID-19 n’ait pas encore été identifiée, le lien entre les dommages environnementaux et les pandémies est connu des principaux organismes de recherche.

En grand danger face à la maladie de COVID-19, les peuples autochtones sont des partenaires indispensables dans la lutte contre la pandémie, ne serait-ce que par leurs connaissances fines des écosystèmes, leurs relations à l’environnement, leurs bonnes pratiques de guérison ou leurs savoirs traditionnels. 

Il faut bien associer les peuples autochtones dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 « comme tout être humain d’abord, et ensuite comme victime au regard des conditions dans lesquelles ils vivent ». en période de dixième épidémie d’Ebola, il n’a reçu aucune information sur la mort d’un pygmée par Ebola. « Ils s’isolent des autres peuples, ne fréquentent pas des hôpitaux modernes où nombreux se faisaient contaminés et encore ils sont minoritaires. Mais on ne peut pas conclure qu’ils sont immunisés contre des épidémies ou ils ont des traitements efficaces », prévient un agent qui a travaillé en Ituri dans la lutte contre Ebola. Dans cette contrée, il y a de campements des pygmées (Bambutis).  

Les territoires autochtones traditionnels couvrent 28 % de la surface terrestre mondiale, mais abritent 80 % de la biodiversité de la planète. Le mode de vie et les moyens d’existence des peuples autochtones peuvent nous apprendre beaucoup sur la préservation des ressources naturelles, l’approvisionnement et la production d’aliments de manière durable ; et sur une vie en harmonie avec la nature.  

Les peuples autochtones cherchent leurs propres solutions à cette pandémie. Ils prennent des mesures et utilisent des connaissances et des pratiques traditionnelles, telles que l’isolement volontaire et l’isolement de leurs territoires, ainsi que des mesures préventives. Plusieurs communautés de peuples autochtones se sont imposées une quarantaine, par exemple, et ont mis en place des contrôles pour limiter l’accès à leurs communautés.

Une nouvelle fois, ils nous montrent leurs capacités à se réadapter, c’est la raison pour laquelle le thème de cette journée, en 2020, met l’accent sur la résilience des populations autochtone. Dans le cadre des célébrations de cette journée, un événement spécial sera organisé, avec notamment une table ronde sur les moyens novateurs dont disposent les peuples autochtones pour faire preuve de résilience face à la pandémie, tout en faisant face à de graves menaces pour leur survie. Les peuples autochtones sont des partenaires indispensables dans la lutte contre la pandémie. 

En effet, toute la survie des pygmées dépend de la forêt où ils trouvent la nourriture, les plantes médicinales, et autres moyens de subsistances.

Au même moment des animaux, bêtes et oiseaux accusés de porter des souches des épidémies et pandémies (Ebola, Covid-19) sont dans des milieux naturels de vie de ces peuples : Singes, chauve-souris, pangolins,… « Ils sont déjà menacés par la déforestation. Et aujourd’hui c’est leur repas copieux et de fête qu’on accuse de transmettre des maladies. Mettez-vous maintenant à leurs places », s’énerve le prénommé Alphonse (un nom d’emprunt), qui a une femme pygmée.

Il y a encore quelques années avant la multiplicité des massacres à Beni et même avant la situation d’épidémie d’Ebola et de pandémie de Covid-19, certains pygmées devenaient de plus en plus sédentaires. Des bantous les utilisaient pour labourer leurs champs, d’autres commençaient à entretenir leurs propres champs et il y a ceux qui apprenaient à lire et à écrire ou même ceux qui allaient à l’école.